Pont de Rieussec

HISTOIRE DU PONT DE RIEUSSEC SUR LE RUISSEAU DE GLEIZES

Aujourd’hui appelé ruisseau de Rieussec.

Ce document qui retrace l’histoire du pont est établi d’après les registres des délibérations municipales de la commune de RIEUSSEC. Le ruisseau Gleizes traverse le village de Rieussec. 

Ces registres reliés de toile verte portent chacun les titres suivants :

  • Registre des délibérations de 1838 à 1855
  • Registre des délibérations de 1854 à 1869
  • Registre des délibérations de 1856 à 1875 
  • Registre des délibérations de 1904 à 1953

Réunion du conseil du 12 novembre 1843 (registre des délibérations de 1838 à 1855 page 20) :

Monsieur Cabart le Maire expose à ses conseillers messieurs Fonclare, Signourel, Roussel, Molinier, Phalippou, Galinier, Francés, Glorios, Mouly ce qui suit :

« Vous savez que le pont de Rieussec qui a été construit en 1841 sur la route N°11 de Narbonne à Lacaune n’est plus aujourd’hui qu’une véritable chassée, ce pont qui avec deux arches avait la forme d’une paire de lunette ou d’un double aqueduc a été totalement engorgé par l’orage par l’orage du 18 septembre dernier. De l’ancien lit du torrent qui suffisait pour recevoir les eaux pendant les orages les plus extraordinaires se trouvant barré par cette digue, tout le quartier du village situé le long la route est maintenant sous le courant avant cette fatale construction, nous avions certes assez d’occasions de craindre pour nos champs qui par leur position sont naturellement exposés aux ravages des fortes pluies, mais nous étions à l’abri de toute crainte dans nos habitations, maintenant, nous sommes sur le qui vive, le temps est il a la pluie, point de repos pour nous, ni la nuit ni le jour, un ennemi terrible va fondre sur nous, les uns emportent les mules de leur écurie, les autres déménagent le bas de leur maison, ici on entend le cris plaintif des bêtes à laine qu’on fait sortir de force des bergeries pour les placer sur des hauteurs, partout des malédictions, des jurons contre l’insigne gaucherie des messieurs des pont et chaussées. Et tous ces mouvements ces imprécations sont bien légitimes car le 18 septembre nous a donné un bien terrible réveil. Surpris au milieu de profondes ténèbres par le bruit épouvantable des eaux qui déviées de leur route ordinaire se présente contre nos maisons renversant et emportant nos meubles, cernés de toute part par un élément dont la force augmente en proportion des obstacles qu’il rencontre sur son passage, forcés d’abandonner à la rage nos mules et nos troupeaux. Pouvons dorénavant pas être dans de continuelles alarmes vous voyez messieurs une telle position n’est pas soutenable et c’est bien dans de telles circonstances ou jamais que nous devons provoquer la destruction d’un ouvrage qui a cause de la ridicule construction n’est plus un pont mais un véritable barrage dont les effets nous menacent dans ce que nous avons de plus cher c’est-à-dire notre existence. Le conseil municipal considérant que les faits exposés par MONSIEUR LE Maire sont de toute vérité et que par conséquent il y a lieu de prier Monsieur le Préfet de faire ordonner la destruction du pont dont- il s’agit. Et ont les membres présents signes. »

10 février 1844 (registre des délibérations de 1838 à 1855 page 21)

Monsieur le Préfet répond défavorablement à la destruction du pont :

« toutefois que l’on ait cru que le par le dégorgement du pont effectué à grands frais, nous mettre à l’abri de ravage dont nous sommes menacés à tout moment ; mais encore l’administration des ponts et chaussées à joui du malheur, à peine avait on terminé l’enlèvement du gravier qui avait métamorphosé en chaussée notre fameux pont, voilà que comme par enchantement, il a été de nouveau comblé presque entier. »

Plusieurs conseils suivent dans lesquels la destruction du pont est demandée.

Réunion du conseil du 14 fevrier 1908 :

« 0uï l’exposé de monsieur le Maire
Le chemin d’intérêt communal N° 47 passant dans le village le ruisseau de Gleizes sans pont, il en résulte de grands inconvénients pendant l’hiver et les temps d’orage il engage le conseil à prier Monsieur le Préfet de déléguer Messieurs les agents voyers sur les lieux pour étudier ce projet afin que le conseil puisse l’admettre dans le plus prochain programme. Considérant que le ruisseau n’est à sec que pendant l’été, mais que durant l’hiver, il est souvent couvert de glace ce qui rends la circulation périlleuse et parfois impossible, De plus lorsqu’il survient un orage, le lit du ruisseau est creusé et la circulation des voitures est arrêtée jusqu’à diminution des eaux , dés lors le courrier d’Olonzac à Saint Pons étant obligé de passer dans le village de Rieussec, se voit occasionner un retard considérable lorsqu’il est obligé ne pouvant traverser le ruisseau à cause de l’eau ou de la glace de revenir sur ses pas en faisant un long détour pour rejoindre le chemin de grande communication N°10. Considérant que le projet comporterait la construction d’un mur d’avenue qui préserverait une grande partie du village des inondations qui ont causées beaucoup de dégâts aux riverains en noyant leurs bestiaux emportant des maisons. Qu’il existait autrefois un emporté par un orage en 1865, le tronçon qui existait du chemin d’intérêt communal N°47 qui traverse actuellement le ruisseau de Gleizes faisant partie de la route départementale N°11 de Narbonne à Lacaune. Le tracé de la route N°11 ayant été modifié depuis ne passe plus dans le village.
Considérant surtout que si le pont précité n’as pas été reconstruit c’est après rectification de la route départementale N°11 le tronçon de chemin abandonné fut classé chemin vicinal ordinaire N°6 et la commune, dés lors chargée de son entretien ne put jamais vu les faibles ressources de son budget, faire face à la dépense nécessitée par la construction du dit pont.  »

Réunion du conseil du 5 février 1911 :

Projet de construction d’un pont sur le ruisseau de Gleizes.

Réunion du conseil du 12 septembre 1913 :

« Monsieur le Maire expose :
Que la construction d’un pont sur le ruisseau de Gleizes ayant entraîné la démolition de la passerelle existant sur ce ruisseau, il y a lieu de se prononcer sur l’emploi du matériel abandonné. Le conseil à l’unanimité prie Monsieur le Préfet de vouloir bien autoriser la vente aux enchères publiques du dit matériel comprenant 2 poutres fer, 3 traverses 8 pieds droits et 3 plaques de tôle. »

PLAN PROVISOIRE DE 1908 DRESSE PAR MOULY DENIS

Une passerelle est construite par la suite,  l’année n’est pas connue, (le plan de Monsieur  Mouly de 1908 l’atteste). Elle est démontée en 1913, suite à la construction du pont actuel (construit en 1913).

Une étude est menée en juin 2016,  par le conseil général, envisage la  reconstruction du tablier, car les dalles sous la chaussée, se détériorent.

Dans les délibérations du conseil général de 1913 :

« L’entrepreneur Gallon va commencer la construction de l’aqueduc submersible sr le ruisseau de Gleyzes, dans la traversée de Rieussec, dont les travaux s’élevant à 16 000 Fr sont dotés hors programme au budget de 1913 ».

En 2010 cette somme équivaut à 50 804 Euros.

Dans une délibération du conseil du 23 juin  2016 il est mentionné : « Le tablier du pont au centre du village enjambant le Rieussec va être prochainement restauré, par un courrier Monsieur le Maire demande que les dalles de granit et les bornes tronconiques du même matériau soient réutilisées, car faisant partie du patrimoine de la commune. Dans ce même courrier il demande que la circulation soit organisée en toute sécurité ».

A la suite des inondations du 28 janvier 2017 et du 14 février 2017 une dalle de marbre  du tablier se casse en deux parties rendant le pont praticable sur une seule voie de circulation. Il est plus que jamais nécessaire de le restaurer.

Le pont le matin du 14 février 2017

Le pont le 17 février 2017 une dalle s’est  cassée en début de matinée.

Conseil municipal du vendredi 7 juin 2017 :

Le pont enjambant la rivière de Rieussec est en travaux depuis un mois, il doit être rendu à la circulation vers le 23 juin 2017.

 

10 février 1849 (registre des délibérations de 1838 à 1855 page 39 et 40)

Demande de la construction du pont de Péribis et de l’église

Établi le 4 mars 2017 par Christian Roussel